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10° Prix de dessin
de la Fondation d’art contemporain 

Daniel & Florence Guerlain

Au fil d’une décennie, le Prix de dessin de Florence et Daniel Guerlain a sélectionné le travail de trente plasticiens.
Cet anniversaire est honoré au Centre Pompidou l’été prochain, tandis qu’une partie de la donation faite à ce musée continue de voyager.

Quant aux trois artistes promus cette année,
ils seront présentés au Salon du dessin, dévoilant le lauréat le 23 mars

Florence et Daniel Guerlain (©Marie Ethel Pimpaneau).

LAUREAT
DU PRIX DE DESSIN 2017

Ciprian Muresan

Quel bilan tirez-vous des dix ans de votre Prix de dessin ?

Nous avons le sentiment d’avoir bien travaillé et accompli la tâche que nous nous étions fixée au départ, à savoir donner au plus grand nombre la possibilité de regarder le dessin comme une oeuvre à part entière. Dix ans de travail s’avèrent nécessaires en France pour se faire reconnaître par ses pairs, également en tant que collectionneurs. Nous y sommes et nous devons, à présent, maintenir le même niveau de qualité.

Quand nous avons débuté en 2007, le dessin n’était pas aussi haut placé dans le monde de l’art et nous avons constaté, même si nous n’en sommes pas les seuls acteurs, qu’aujourd’hui, il est devenu omniprésent et que son marché a fortement augmenté.


Vous observez donc une évolution globale du regard sur ce médium ?

Totalement et certains artistes s’y consacrent de manière exclusive. Nous avons toujours été sensibles au fait qu’il constitue la plus importante part de l’oeuvre et sommes très satisfaits de constater qu’il a regagné une place de choix aux Beaux-Arts. Nous réalisons à quel point ce geste premier est si important et permet de dévoiler la personnalité de l’artiste. Toutefois, le regard d’un collectionneur de dessin ancien, qui est face à la raréfaction, n’est pas le même que celui envers le dessin contemporain, offrant toujours de nouvelles découvertes. Même pour les artistes qui viennent de disparaître, si l’on pense à Shirley Jaffe ou Marwan car leurs galeries possèdent encore un grand nombre d’oeuvres


Existe-t-il pour autant de nombreux collectionneurs de dessin contemporain ?

Nous en connaissons aux États-Unis et l’intérêt pour le dessin

se développe sur le plan international, à l’exemple de la Chine, Hong-Kong ou des Pays de l’Est. Personnellement, notre prix nous a permis de découvrir des plasticiens que nous ne connaissions pas, donc d’enrichir notre collection, puis de les offrir au Centre Pompidou, grâce à notre donation.


Les dix ans du Prix sont d’ailleurs l’occasion d’une nouvelle exposition au Centre Pompidou, qui va débuter le 14 juin 2017 et

présenter l’ensemble des trente nominés…

Le musée organise en effet cette manifestation, regroupant l’ensemble des sélectionnés au Cabinet d’art graphique, jusqu’au 11

septembre. Cette exposition sera constituée des oeuvres des lauréats    que nous allouons chaque année au Centre Pompidou, complétées

par des pièces de notre collection ou de notre donation.

Aujourd’hui, nous continuons à acquérir des dessins, même si nous le faisons de manière moins compulsive. Nos goûts se sont affinés et, comme la plupart des collectionneurs, nous ciblons davantage nos achats.

Nous nous autorisons également à regarder des artistes plus historiques, à l’exemple d’Etel Adnan, car l’oeil se construit lui aussi sur une période de dix années…


Textes Marie Maertens

Artistes sélectionnés

10° Prix de dessin de la Fondation d’art contemporain Daniel & Florence Guerlain.
Ciprian Muresan

Ciprian Muresan

Ciprian Muresan est né en Roumanie en 1977. Il vit et travaille à Cluj.
Il étudie d’abord la sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Cluj, pour étendre ensuite sa pratique artistique vers le dessin, la photo, la vidéo, les installations, les films d’animation.
Son travail prend racine dans la Roumanie post-communiste, mais aussi dans l’histoire de l’art, dont il fait une relecture incisive, à l’exemple du Chien Andalou de Bunuel -revisité par Shrek- ou de La Nona Ora de Maurizio Cattelan.
Il reprend aussi la célèbre photographie d’Yves Klein Le Saut dans le vide, pour cette fois laisser l’homme de la photo s’écraser face contre terre sur le pavé.

Charles Avery

Charles Avery

Charles Avery est né en 1973 en Ecosse, il vit et travaille à Londres et sur l’ile de Mull.
Il est l’auteur d’une véritable mythologie The Islanders an Introduction à laquelle il se consacre entièrement depuis 2004.
Le Frac Ile-de-France/Le Plateau a organisé en 2010 sa première exposition personnelle en France.
Il a représenté l’Ecosse à la Biennale de Venise en 2007
Il est représenté par Pilar Corrias à Londres, Grimm gallery à Amsterdam, Ingleby Gallery à Edhinburgh et Studio SALES di Noberto Ruggeri à Rome.
Il est dans les collections du Frac Ile de France et dans la collection Florence et Daniel Guerlain.

Didier Trenet

Didier Trenet

Didier Trenet est né en 1965, il vit et travaille à Trambly, Bourgogne.
Diplômé de la Villa Arson en 1991, après des études à l’École des Beaux-Arts de Mâcon, il a participé à l’exposition « Migrateurs » au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1993. Après avoir été pensionnaire de la Villa Medicis à Rome en 1997, il réalise une exposition pour le Cabinet d’art graphique du Centre George Pompidou, « Le jardin de ma mère, études et ruines ».
Les œuvres de Didier Trenet sont représentées dans différentes collections publiques, parmi lesquelles le FRAC Ile de France, le FRAC Picardie, le FMAC de la ville de Paris, le FNAC, ainsi que dans la collection du Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou et la collection Florence et Daniel Guerlain.